Ni Una Menos


Pas une de Moins, « Ni Una Menos » se définit comme « un cri collectif contre la violence machiste », une nécessité d’en finir avec les féminicides. C'est en cela que la Plateforme Féministe contre les Violences Faites aux Femmes et la Plateforme Mirabal rejoignent ce mouvement devenu international.

L’appel a été lancé en 2015 en Argentine par un groupe de journalistes, d’activistes et d’artistes. Le mouvement s’est développé très rapidement, la société l’ayant fait sien et l’ayant transformé en une campagne collective. Des milliers de personnes, des centaines d’organisations dans tout le pays, des écoles, des militant.es de tous les partis politiques se retrouvent dans « Ni Una Menos » pressés par la conviction qu’un changement est urgent et possible. En peu de temps, « Ni Una Menos » s’est imposé dans l’agenda public et politique.
La première marche contre les féminicides en Argentine – et toutes les actions qui ont suivi - ont renforcé le pouvoir d’agir des organisateur.rices, des participant.es et des femmes, et ont réussi à remettre en question l’inégalité quotidienne. En enlevant tout caractère naturel au machisme, le mouvement l’a affaibli dans son emprise et dans son statut institutionnel. Elle a indiscutablement imposé l’idée qu’on ne tue pas par amour : un féminicide est un meurtre.

« Ni una muerta más », Pas une morte de plus, est un vers issu d'un poème de Susana Chávez qui traite de la récurrence des meurtres de femmes de Ciudad Juarez au Mexique (La cité des mortes). La poétesse a elle-même été assassinée en 2011 en raison de son combat pour les droits des femmes. La situation alarmante des féminicides en Argentine - 286 cas pour l'année 2015, moment de la création du mouvement – a poussé un groupe d’auteur.es, d’artistes et de journalistes militant.es à reprendre cette expression pour en faire « Pas une de moins » - un cri pour dire « non » à ne serait-ce qu’une femme de plus victime de féminicide.


#NietEenMinder, tegen gendergeweld in Argentinië (meer info)


Mei 2015. ChiaraPáez, een veertienjarig zwanger meisje uit Santa Fé, Argentinië, wordt door haar vriend doodgeslagen. De verontwaardiging is zo groot dat de Argentijnse samenleving zich samen achter de hashtag #NiUnaMenos (#NietEenMinder) schaart. De roep om niet één meisje of vrouw meer te verliezen aan gendergeweld krijgt weerklank; digitaal op sociale media en in levende lijve in de straten

De eerste Niet Eén Minder-optocht is een feit.
De beweging ontstond in Argentinië uit een groep activisten, journalisten en artiesten, waarna ze een collectieve campagne tegen vrouwengeweld werd. Meer specifiek tegen femicidio, vrouwenmoord.
Belen Alvarez Vargas, tot vorig jaar verantwoordelijke van de Directie van de Vrouw, Gender en Diversiteit in de Provincie Mendoza, denkt dat de wreedheid van de geweldplegingen de Argentijnse maatschappij hebben gesensibiliseerd. Voor cijfers verwijst ze naar de ngo Casa del Encuentro, want officiële cijfers zijn er bijna niet te vinden.

Een kleine zoektocht op het internet toont dat het gros van de Argentijnse media schrijft over de bevindingen van Casa del Encuentro in de periode tussen de eerste Ni Una Menos-mars in juni 2015 en de tweede een jaar later. De veelheid aan krantenkoppen met dezelfde harde bevinding, weerspiegelt een maatschappij in schok: in 2015 overleed er in Argentinië iedere dertig uur een vrouw door geweld. Het aantal femicidios gaat volgens deze studie, die gebaseerd is op verschillende Argentijnse nationale en lokale media, in stijgende lijn: van 208 gevallen in 2008 naar 286 in 2015.